Une arrivée canon!

Bonjour ! Je fais une première expérience de blogue, en toute simplicité, pour le plaisir du partage et de l’écriture. Pour le moment, je ne compte pas publier à une fréquence déterminée… Au début, il y aura plusieurs articles, car j’ai plein de choses à raconter sur mon arrivée et mes premières observations, mais par la suite, tout dépendra de l’inspiration. Les photos incluses dans cet article ne sont pas de moi, je ne suis pas encore rendue à afficher mes propres photos… S’il vous plaît, si vous avez des améliorations à suggérer à la novice que je suis, n’hésitez surtout pas à le faire. Alors, voilà, je me lance !

Le 24 septembre 2017

Me voilà au Vietnam depuis maintenant 6 jours : j’ai le sentiment d’y être depuis des mois, tant il s’est passé de choses !

D’abord le voyage : tout s’est passé comme sur des roulettes, mais des roulettes, disons… un peu longues. Montréal-Toronto, Toronto-Séoul, Séoul-Da Nang : ouf !… Ah ! Si jamais vous faites escale à Séoul, sachez que l’aéroport met à la disposition des voyageurs en transit — une race habituellement épuisée et un rien irritable — un étage entier dédié à leur confort. Tout simplement génial. Douches gratuites, zones de silence dans la pénombre, salles de jeu pour les enfants et même… salle de méditation ! J’ai pu avec une reconnaissance sans borne dormir un beau 2 heures étendue de tout mon long, à côté d’une religieuse portant le costume de la congrégation de Mère Thérésa. Moment de bonheur.

Au sortir de l’avion à Da Nang, il est 21 h 30. Je suis dans un état avancé de confusion par rapport au temps : j’ai pris mon premier vol à 9 h à Montréal dimanche matin et j’arrive… lundi soir à 21 h 30. Bonjour décalage horaire !

Ma première impression au sortir de l’avion ? Je me sens comme une quiche que l’on enfourne. Tout simplement incroyable !!! L’espace d’un éclair, j’ai envie de rebrousser chemin vers un endroit climatisé, n’importe lequel et de dire « Non, non… excusez-moi, je me suis trompée, ramenez-moi à Montréal ». En une nanoseconde, la chaleur et l’humidité m’enveloppent complètement, ma peau devient instantanément moite et que dire de mes pauvres cheveux… Mais comme la foule grouillante de gens que je vois a l’air capable de vivre dans ce climat invraisemblable, j’imagine que je le serai aussi. Alors courage. J’avance.

Deuxième moment de bonheur : je vois mon nom écrit en belles lettres bleues, bien soignées, sur un grand carton. Une petite larme aurait envie couler de mon œil gauche, mais je réussis à me contrôler avec, disons-le sans ambages, une belle force de caractère. Mon gentil chauffeur me fait signe de le suivre et j’obtempère allègrement. Autre contraste météorologique : il fait un froid de canard dans le taxi. La fatigue aidant, je grelotte si bien qu’après 10 minutes, j’arrive à coups de signes malhabiles à faire comprendre au chauffeur que j’apprécierais qu’il baisse la clim. Depuis mon arrivée, je constate que ces transitions sont constantes et demandent une certaine gestion ; le châle léger est pour l’Occidentale que je suis un très bon compagnon vestimentaire.

L’hôtel qu’on m’a réservé est confortable et sympathique. Belle surprise au réveil : j’ai pleine vue sur la mer de mon balcon. La plage est immense, magnifique, parsemée de ces drôles de petits bateaux de pêche tout ronds.

Plage Danang 2

De Da Nang, je n’ai pas le temps de voir grand-chose : par ailleurs 2 attractions retiennent mon attention : le pont-dragon, très pittoresque — il crache même du feu une fois par semaine, pour vrai (voir la vidéo ci-dessous) — et les 2 magnifiques, immenses bouddhas blancs qui surplombent chacun des côtés de la baie. Voici donc le pont dragon :

Pont dragon2

Le voici en action :

Et voici un des bouddhas blancs :

Bouddha blanc 1

Les Vietnamiens sont industrieux : j’ai une matinée de congé (baignade, longue marche au bord de la mer), après quoi le programme d’intégration commence, dense, intense. Je suis chaudement accueillie, merveilleusement encadrée par Ngoc (essayez, juste pour voir – de prononcer son nom tout haut), la représentante régionale de l’Entraide universitaire mondiale Canada, qui m’embauche. Elle m’informe, me bichonne en veillant à ce que j’aie tout ce dont j’ai besoin, elle me fait rencontrer les autres expatriés à Da Nang, m’explique le contexte de mon mandat, me renseigne sur la culture vietnamienne, sur les surprises que je risque de rencontrer, vient avec moi à la clinique médicale pour me rassurer sur la qualité des soins de santé auxquels j’ai accès. Elle est efficace, attentionnée, belle, élégante, posée. C’est mon premier ange.

Nos journées sont pleines de 9 h à 22 h. Formation, formalités diverses, rencontres avec 2 des expatriés de l’EUMC à Danang, Kariann et Rodrigo, visite et dîner éclair à Hoi An, une magnifique petite ville, ancien port le plus important du Vietnam et site déclaré patrimoine de l’UNESCO, où je compte bien revenir. Je n’ai pas l’intention de publier plusieurs photos de moi dans ce blogue, mais je vous présente quand même Ngoc, Kariann et Rodrigo :

IMG_1092.jpg

Ngoc parle plutôt bien anglais, mais… Oh my god !… son accent !! Par exemple : la lettre « k » semble… ne pas exister pour elle — ni pour l’ensemble de ses concitoyens d’ailleurs. Cela donne « Lie that » au lieu de « Like that ». Le « sh » pose également un défi, si bien que « She is… » devient « Se is… », il faut deviner que « wèk » signifie « work », et ainsi de suite. À la fin de mes deux jours et demi à Da Nang, j’ai le cerveau en compote ! Mais je suis ravie, joyeuse, à la fois très énergisée et fatiguée.

C’est ainsi que le troisième jour après mon arrivée, Ngoc et moi mettons le cap sur Hué, où m’attendent mille découvertes : j’ai hâte de rencontrer mes clients et de faire connaissance avec cette ville qui m’accueillera pour la prochaine année.

Rendez-vous très bientôt pour la suite « huesque » !