De Quinn à Quyen – La réconciliation

La rencontre

Je vous présente mon nouvel ami et collègue, Quyen. Je crois que vous ne pourrez faire autrement que de craquer, comme moi,  pour cet homme chaleureux, immensément ouvert et généreux, et tellement vivant, vibrant. La première fois que je l’ai rencontré en mars dernier à Da Nang lors d’une réunion de tous les bénévoles de l’Entraide universitaire mondiale canadienne au Vietnam, il venait tout juste d’entrer en fonction à Hanoï, dans le cadre d’un mandat d’un an. Dans son équipe lors d’un jeu brise-glace déjanté et hilarant, puis assise à ses côtés au resto le lendemain, je sentais une grande énergie vitale émerger de lui. Était-ce à cause de son regard si intense ou de son rire tonitruant, surprenant et tellement communicatif ? J’ai tout de suite senti chez Quyen une densité particulière, mais pas du tout lourde. Au contraire, c’était comme le rayonnement d’une personne qui embrasse pleinement la vie, la savoure avec une joie profonde et une curiosité émerveillée. Ma sympathie lui a été acquise sur-le-champ.

img_2275

Quand il y a quelques semaines, je lui ai proposé ainsi qu’à Laurence, une autre collègue de Hanoï dont j’avais particulièrement apprécié la compagnie à Da Nang, de faire une virée de trois jours en moto dans les montagnes du nord du pays, tous deux ont accepté avec enthousiasme, pour ma plus grande joie. J’arrive tout juste de cette escapade mémorable, la tête et le cœur remplis d’images grandioses de ces contrées encore relativement peu visitées, mais aussi de l’histoire de vie de Quyen, qu’il m’a fait l’immense privilège de me dévoiler. Nos échanges ont pu s’approfondir à Hanoï puisqu’il m’a généreusement hébergée chez lui quelques jours. C’est avec, je l’espère, respect et délicatesse que je m’apprête à partager avec vous ce parcours de vie tout à fait extraordinaire. Bien sûr, tout ce que vous lirez ici a reçu l’aval de Quyen.

La petite enfance

Cadet d’une famille de 10 enfants, Quyen est né dans un village des environs de Hanoï il y a de cela 49 ans, en pleine guerre avec les États-Unis. Orpheline et analphabète, sa mère travaillait comme domestique dans une famille chinoise dont elle a épousé le fils. Quyen ne sait que peu de choses de sa petite enfance et n’en conserve que quelques bribes, dont la joie est exclue. Comme ils étaient dans l’impossibilité de nourrir une autre bouche, les parents de Quyen on dû donner leur premier enfant, un garçon, en adoption. Quyen se souvient vaguement qu’il fallait se mettre à l’abri pendant les bombardements. Puis la famille a déménagé à Hanoï, pour une raison qu’il ne connaît pas, entassée dans une seule pièce au-dessus de laquelle il y avait un grenier. Plusieurs familles nucléaires appartenant au même clan avaient investi cette ruelle, dans laquelle jouaient les enfants nus. Comme Quyen me l’a fait remarquer, le Vietnam en entier vivait alors dans un extrême dénuement, sauf peut-être Saïgon, future Ho-Chi-Minh-Ville, qui bénéficiait des largesses des États-Uniens. Il n’y avait bien sûr ni eau ni électricité — mentionnons au passage que pendant l’hiver à Hanoï, il fait très froid ! La ruelle au complet partageait un puits, une cuisine commune dans laquelle on cuisinait au bois, et une toilette qui se résumait à… un trou dans le sol. Tous ont connu le rationnement strict et la faim, avec la soupe composée essentiellement des restants de riz du repas précédent collés au fond de la marmite. Une petite tranche de melon constituait le seul et rare dessert de choix.

Le silence de la guerre

Ayant épousé un Normand, j’ai beaucoup visité la France et ai été souvent très étonnée qu’on y parle encore tant de la Deuxième Guerre mondiale. On sentait clairement le traumatisme qu’avait subi le pays dans son entier, chaque famille ayant ses histoires, ses morts, ses souvenirs traumatisants. Depuis mon arrivée au Vietnam en septembre dernier, je n’ai pratiquement jamais entendu parler de la guerre qui s’est pourtant terminée en 1975… non pas en 1945 ! On me le confirme constamment : les Vietnamiens refusent de regarder derrière et de parler de la guerre. Ils détestent s’apitoyer sur leur sort et ne veulent qu’une chose : tourner la page et aller de l’avant. La ville où j’habite a pratiquement été détruite en 1968, lors du siège le plus cruel et le plus meurtrier de toute la guerre du Vietnam. J’avais commencé à lire sur le sujet l’ouvrage de John Laurence, correspondant états-unien ayant couvert toute la guerre – The Cat from Hué (Le chat de Hué) – mais j’ai interrompu ma lecture tant je la trouvais pénible. Son auteur y décrit la destruction systématique de la ville, quasi maison par maison, et les cadavres qui jonchaient en grand nombre la rue Lê Loi, que j’emprunte quotidiennement. John Laurence était convaincu que jamais cette ville ne pourrait être reconstruite, tant sa désolation était atroce. Or, plus rien ne paraît aujourd’hui. Souvent, quand j’observe ces vieux tout voûtés ou ces très vieilles dames qui déambulent lentement les mains dans le dos, la cigarette collée à la lèvre inférieure, je me demande ce que renferme leur mémoire dont le contenu les accompagnera probablement dans la tombe. Le père de Quyen a été mobilisé pendant quelques années. Bien sûr, il n’a soufflé mot à personne de cet épisode de son existence.

Jusqu’à avril dernier, je suivais des cours de vietnamien à l’université de Hué qui, pendant la guerre, servait de base à l’armée américaine et d’où partaient les bombardements quotidiens qui pilonnaient sans merci le quartier de la Citadelle. J’avoue qu’un grand frisson m’a parcourue la première fois que je me suis rendue dans ces beaux bâtiments modernes du 10, rue Lê Loi.

La fuite des boat people

Les Vietnamiens n’aiment pas les Chinois. Les Hoas en particulier, ethnie à laquelle appartenait le père de Quyen, on pratiquement fait l’objet d’un « nettoyage ethnique »  à la fin des années 70, après la guerre. Reconnus pour leur habileté en affaires, les Hoas habitaient surtout le sud du Vietnam, aux environs de Saïgon. Ils ont été expulsés du pays après que leurs biens et leurs entreprises leur aient été confisqués. Le père de Quyen a fui le pays en train pour rejoindre sa famille en Chine avec quatre des enfants. Deux des filles aînées en âge de se marier, dont une habite toujours la demeure familiale maintenant construite en hauteur, ont choisi de rester à Hanoï. La mère et trois des garçons sont montés à bord d’une petite embarcation flottant à peine, dans laquelle s’entassaient péniblement environ 100 personnes. Ces bateaux dont nous avons entendu parler à profusion et qui ont frappé notre imaginaire n’appartenaient pas tout à des malfrats. La propriétaire de celui dans lequel a pris place la famille Dam se trouvait elle-même dans l’embarcation, et une des sœurs de Quyen était fiancée avec le frère du capitaine. Les passagers n’ont donc pas été arnaqués  – ou pire encore, jetés à la mer — comme tant d’autres. Bien sûr, il y avait très peu de nourriture et d’eau. Quyen se souvient qu’il y avait à peine de la place pour bouger et que les gens devaient dormir carrément empilés les uns sur les autres, en étages. On peut imaginer les conditions d’hygiène dans de telles circonstances. Lors d’une tempête terrifiante lors de laquelle tous les passagers ont été violemment malades, le bateau a été rescapé par un cargo jusqu’à ce que la mer se calme, puis remis en mer. Au moment du sauvetage, Quyen était tellement paralysé par la peur que sa mère a dû déplier un à un ses doigts par lesquels il s’accrochait au rebord du bateau. Outre les graves privations qu’ils subissaient et les conditions affreuses dans lesquelles ils se trouvaient, tous étaient hantés par la peur viscérale des pirates, qui ont commis d’innommables horreurs auprès des boat people. Finalement, l’embarcation a atteint les rives de la Chine, où elle a été stationnée plusieurs jours. La mère de Quyen a réussi à joindre son mari, qui s’est aussi embarqué sur un bateau avec les quatre enfants qui l’accompagnaient. Les deux bateaux ont finalement atteint Hong Kong, où ils ont dû faire la queue parmi les autres arrivants pendant plusieurs jours. Les autorités de l’île étaient dépassées par l’ampleur du nombre d’arrivants. Les premiers réfugiés ont pu intégrer directement la société, avoir accès à des emplois et à l’école pour les enfants, mais le point de saturation de l’intégration a rapidement été atteint. La famille de Quyen a été dirigée vers un camp de réfugiés dans un édifice en hauteur dont les conditions d’hygiène et de grande promiscuité laissaient hautement à désirer, c’est le moins qu’on puisse dire. Ils y sont restés un an. Quyen considère que ces camps de réfugiés n’étaient ni plus ni moins que des prisons. Malnutrition, haut taux de mortalité, absence de scolarisation, inactivité, violence, conditions d’hygiène déplorables : tel fut le sort des réfugiés de la mer pendant leur séjour à Hong Kong. L’opinion internationale a fini par créer un mouvement de mobilisation qui a mené certains pays, en particulier l’Australie, le Canada et la Californie, à rapatrier au moins une partie des boat people. Certains, moins chanceux, y ont croupi plusieurs années. La famille Dam a accepté l’invitation d’une église catholique de Guelph, en Ontario, à venir s’établir au Canada. Quyen avait neuf ans.

L’accueil et l’intégration

Dès le mois d’août 1979, un groupe de paroissiens d’une église de Guelph, créa un comité pour organiser l’accueil de deux familles de boat people. Quyen m’a fait l’honneur de me donner accès au cahier dans lequel une dame du comité a religieusement noté l’ensemble des démarches effectuées pour préparer cet accueil. Voici la couverture dudit cahier :

img_2272

On y retrouve, consignées minutieusement et d’une écriture soignée, une tonne d’informations essentiellement pratiques relatives à la répartition des multiples tâches à accomplir pour accueillir les familles : recherche de logement, de meubles, de vêtements, procédures administratives, informations à donner aux nouveaux arrivants, recherche auprès des écoles, des employeurs, des différents ministères et organismes, etc. Pendant trois mois à partir d’août 1979, un véritable commando a tout mis en place pour que tout soit prêt au moment de l’arrivée des boat people. Bien que quelque peu fastidieuse, la lecture de ce compte-rendu est profondément émouvante. On y trouve des détails touchants, par exemple : « Très important : expliquer le fonctionnement du robinet d’eau chaude et de la douche ». Bien sûr… On y mentionne aussi l’importance d’essayer de servir aux familles vietnamiennes une nourriture qui soit la plus semblable possible à la leur en évitant les produits laitiers, qui conviennent moins à leur constitution.

Voici notre ami Quyen, peu après son arrivée à Guelph, en octobre 1979 :

img_2276

Ce petit garçon d’alors n’avait jamais été scolarisé et ne parlait évidemment que le vietnamien à son arrivée. Chaque membre de la famille a bénéficié d’un accompagnement personnalisé, le père et les plus vieux ayant été dirigés vers des emplois qui leur correspondaient et les plus jeunes étant accompagnés de tuteurs. Dès décembre 1979, on peut lire ce compte-rendu incroyable à propos de Quyen, écrit par son professeur titulaire :

Quyen se comporte très bien en classe. Il travaille bien, de façon autonome. Lorsqu’il a terminé une tâche, il s’engage tranquillement dans une autre activité. Il aime la compagnie des autres enfants et s’entend très bien avec eux. Il participe activement aux activités sportives et au chant. Quyen est un enfant joyeux. C’est un plaisir de l’avoir dans ma classe.

Pourtant, à cet âge précoce, Quyen avait déjà tout vu, comme il me l’a répété gravement à quelques reprises. Il avait connu la grande pauvreté, la malnutrition, la faim, la terreur. Il avait vu plusieurs personnes mourir, été témoin d’agressions sexuelles, de violences de toutes sortes. Pour couronner le tout, le père de Quyen, qui a probablement lui-même beaucoup souffert dans son enfance et sa jeunesse, s’est montré violent toute sa vie durant avec son épouse et ses enfants. Avec un tel début de vie, comment Quyen a-t-il pu développer cette personnalité agréable et ouverte, irradiant facilement la joie et établissant aisément le contact avec tout un chacun?  Peut-être son mécanisme personnel de survie s’est-il ainsi manifesté ? Ou est-ce plutôt qu’il a si bien survécu à cause de cette nature affable et attachante ? Peu importe. Le résultat est qu’il a fait montre d’une capacité d’adaptation remarquable. Seul de sa fratrie à avoir obtenu un diplôme universitaire, il a connu et connaît une carrière enviable et a obtenu de très belles reconnaissances professionnelles.

Le travail étant une valeur fondamentale au Vietnam, toute la famille était mise à contribution dans la réalisation de petits travaux de manutention dont personne d’autre que les immigrants ne veut généralement. Par exemple, on assemblait à la maison des montagnes de petites pièces automobiles exigeant minutie et rapidité. À force de persévérance, de travail acharné et d’économies, la famille Dam a pu acheter une maison à peine deux ans après son arrivée au Canada. Un des fils a connu une fin tragique dans un accident de voiture à l’âge de 30 ans. Dans l’ensemble, l’intégration de cette famille de boat people reste un succès sans équivoque au plan social.

L’adolescence et les débuts de la vie adulte

L’adolescence s’avéra une période active et prolifique pour Quyen. Il réussissait plutôt bien à l’école et travaillait fort. Devant les quolibets dont il faisait l’objet (on l’appelait facilement « Queen » [la reine]), il changea son prénom. De Quyen, il devint Quinn. Dans une petite ville caucasienne à 99 % comme Guelph, tout étranger devient suspect aux yeux de certains, si bien que des remarques blessantes ont été proférées, laissant inévitablement certaines cicatrices : « Les Chintoks, retournez chez vous ! » ou encore     « Pourquoi venez-vous nos voler nos jobs ? ». Douloureuse différence.

Pendant de nombreuses années, Quyen a cherché par tous les moyens à être blanc, à se comporter comme les blancs, à porter ce qu’ils portaient même s’il n’en avait pas les moyens, à faire ce qu’ils faisaient, à avoir les mêmes loisirs qu’eux et plus tard, à voyager comme eux. Jamais il ne se sentait complètement comme les autres. Son profil même l’a souvent amené à assumer des doubles rôles, à se sentir « entre deux », alors qu’il ne souhaitait que se fondre dans la mêlée. Comme il a appris l’anglais plus jeune que les autres, il a régulièrement joué le rôle d’interprète, allant même jusqu’à devoir le faire lors de deux divorces impliquant des membres de sa famille. Fait cocasse, lorsque sa mère, analphabète, a été convoquée pour passer son examen de connaissances du Canada afin d’obtenir sa citoyenneté canadienne, non seulement Quyen lui traduisait-il les questions, mais il lui soufflait les réponses !

Quyen se distingue aussi de la majorité par le fait de son orientation sexuelle : il est homosexuel, ce qui a inévitablement créé une onde de choc dans la famille, même si le sujet n’a jamais véritablement été abordé de front. Rebelote donc, pour la différence !

La famille étant au cœur de la culture vietnamienne, les circonstances ont fait que Quyen s’est retrouvé en charge de sa mère. Le père était mort relativement jeune et le frère et la sœur qui vivaient avec leur mère depuis son décès décidèrent tous deux de déménager en Californie. Quyen et son conjoint ont donc emménagé dans la maison familiale avec cette femme qui a, semble-t-il, une personnalité très forte, doublée d’un esprit critique très développé et d’un besoin de contrôle… pas piqué des vers ! Cette situation a perduré de nombreuses années au cours desquelles notre ami a en quelque sorte agi comme le lien entre tous les membres de sa famille. Quyen a œuvré pendant plus de 23 ans dans le domaine de l’hospitalité, principalement comme directeur de la planification événementielle à l’université de Guelph. Fin cuisinier, il recevait abondamment à la maison qu’on visitait allègrement ! En cours de route, il a adopté une nièce de 8 ans qui a été abandonnée par ses parents après leur divorce et deux autres neveux ados de 15 et 17 après qu’ils soient devenus orphelins.

Il y a deux ans, à la faveur d’une prise de conscience fulgurante et d’un sérieux début d’épuisement professionnel, il a senti que la situation devenait intenable pour lui, qu’un changement de vie fondamental s’imposait. Sa fratrie l’a soutenu dans sa décision, une de ses sœurs acceptant de prendre à son tour la relève de la matriarche du clan. Mais comment annoncer ce changement de garde à la vieille dame ? Après moult discussions, l’unanimité a été faite sur l’approche à adopter : il n’y avait d’autre choix que de mentir à a mère ! Quyen lui a donc annoncé qu’il avait obtenu une promotion importante à Montréal, où il a pris une année sabbatique bien méritée avant de postuler pour venir au Vietnam.

La réconciliation

Quyen habite à Hanoï depuis mars dernier. Il a loué un bel appartement au vingtième étage d’un édifice moderne, avec vue imprenable sur Hanoï. Il habite seul pour la première fois de sa vie. Pour la première fois de sa vie aussi, il se sent parfaitement à sa place, fier de la personne qu’il est, de tout ce qu’il a fait et de tout ce qu’il a à contribuer à son pays d’origine. Lui qui abhorrait tout ce qui lui rappelait de Vietnam de trop près et qui avait honte de ses origines, le voici heureux de se reconnaître, tout en se sentant bien ancré dans son expérience occidentale. Et comme coopérant volontaire canadien, il bénéficie d’un avantage incommensurable : il parle vietnamien ! De plus, toutes ces années de labeur, d’une éthique irréprochable du travail et d’un sens poussé de l’économie font qu’il a récemment réalisé qu’il dispose d’une belle indépendance financière, ce qui lui ouvre un monde de possibilités.

Quyen a tout laissé derrière lui. Il a tout vendu et donné, ce qui lui donne une impression de légèreté immense. Bien sûr, il a conscience qu’il est en période de rattrapage et qu’il vit en ce moment une lune de miel avec sa nouvelle liberté. Il a l’impression de vivre la jeunesse à laquelle il n’a pu avoir accès auparavant, dans un corps d’adulte. Lui qui a eu une enfance traumatisante et de lourdes responsabilités jusqu’à récemment, il souhaite pour le moment embrasser tout ce que lui offre l’existence. Il déborde d’énergie, d’ouverture, de désir de découvrir. En même temps, il cherche à trouver un moyen qui lui permettrait de contribuer à la guérison et au devenir de ce pays, de son pays. Il est donc à la fois en phase de découverte et d’exploration de son prochain futur. Pour l’instant, les vannes sont ouvertes et le Vietnam n’a qu’à bien se tenir !

Escapade à Ha Giang

Mon amitié avec Quyen s’est donc consolidée au cours de notre magnifique périple dans les montagnes du nord du Vietnam, dans la province de Ha Giang. Ces paysages grandioses sont à couper le souffle. Nous voici, les trois compères, le matin de notre départ, avec notre équipement de protection qui nous donnait des allures de ninjas :

img_2079

Du brouillard jaillissaient des formes gigantesques, mystérieuses :

img_2106

Petite pause de contemplation « familiale » :

img_0306

Un doux coucher de soleil :

img_2245

Pour terminer, voici une photo prise à l’endroit le plus élevé du pays, où se trouve un énorme drapeau vietnamien :

img_2280

Du fond du coeur, cher Quyen, je te souhaite une longue, douce, belle et riche existence.

 

 

 

 

 

 

9 commentaires sur “De Quinn à Quyen – La réconciliation

  1. Merci Christiane pour cette inspirante histoire de résilience. Je la mets dans ma trousse de secours pour les jours difficiles. Et joyeuse liberté à Quyen!
    Au plaisir prochain de te lire sur ton vécu en fin de périple chère Christiane.

    J'aime

    1. Bonjour Linda. Merci de ton commentaires et je transmettrai tes voeux à Quyen. Merci aussi de m’inciter à m’ouvrir plus personnellement dans le ou les prochain(s) article(s). Message bien reçu, auquel je ne manquerai pas derépondre de façon concrète…

      J'aime

  2. SVP., un grand merci à Quyen de ma part, d’avoir accepté que tu nous partages une si grande et personnelle tranche de sa vie. C’est également un merci tout spécial à toi Christiane de nous faire le portrait de ces personnes exceptionnelles avec qui tu partage ta vie Vietnamienne. MERCI. CLAIRE

    J'aime

  3. encore une fois : grand merci chère Christiane pour tes récits très touchants et si agréables à lire.

    Quelle belle personne que Quyen !

    je t’embrasse bien fort,

    Pat

    ________________________________

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s